« Si
les trois quarts
de
la bonne société
s'adonnent à une fraude permise
et se chargent la conscience
d'opérations
de Bourse
et de spéculations
:
qu'est-ce qui les pousse ?
Ce n'est pas la misère véritable,
leur existence n'est pas tout à fait précaire...
mais c'est une terrible impatience de voir que l'argent s'amasse
si lentement,
et une passion et un amour tout aussi terribles pour l'argent amassé
qui les poussent nuit et jour. Dans cette impatience et dans cet amour, cependant,
reparaît
ce fanatisme du désir de puissance qu'enflamma autrefois
la croyance d'être en possession de la vérité, ce
fanatisme qui portait de si beaux noms
que l'on pouvait se hasarder à être inhumain avec bonne
conscience,
à brûler des Juifs, des hérétiques, et de bons livres,
et à exterminer des civilisations entières, comme celle du Pérou
et du Mexique... »