Dans le cadre de
LA
FÊTE DE LA LIBRAIRIE
PAR LES LIBRAIRES INDÉPENDANTS
JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE
ET
DU DROIT D'AUTEUR
nous
recvrons Michèle LESBRE
pour son roman NINA PAR HASARD
SAMEDI
24 AVRIL à 19:00
|
Nina par hasard
Nina
est apprentie coiffeuse à Roubaix. Sa mère, Susy,
travaille dans une des dernières petites usines textiles du
nord de la France. Dans l’univers clos de ces deux femmes, les
hommes ne sont que des passions ravageuses pour la mère, des
pères
impossibles pour la fille qui, au sortir de l’adolescence, a
sur le monde un regard d’une singulière lucidité.
Avec
son premier salaire, Nina a décidé de souhaiter son
anniversaire à Susy en l’emmenant au bord de la mer. C’était
sans compter avec Delplat, le patron cynique qui tous les vendredis
vient « se
faire rafraîchir » au salon de coiffure, sans compter avec
Legendre, le contremaître aux comportements sadiques à l’origine
de la grève, sans compter avec l’accident du travail de
Louise, la meilleure amie de Susy, ni avec le naufrage des idéaux
et des illusions dans le rude monde des adultes.
Pourtant les bonheurs fugaces, les bals du dimanche, la belle solidarité des
femmes, et aussi Arnold, l’ami de Nina (qui lui montre les oiseaux
et l’emmène au théâtre où elle rêve à une
autre Nina, celle de La Mouette), laissent ouvertes les portes d’un
ailleurs possible.
Éditions
Sabine Wespieser, mars 2010 / 18 €
|
|
Michèle Lesbre est née
avec la deuxième guerre mondiale. Elle a grandi dans les années
quarante et cinquante, celles de la 4CV et de la DS, du verre de lait de
Mendès France dans les écoles, de Martine Carol, de James
Dean, de la mort de Staline, de la guerre d’Algérie, de Sartre
et Simone de Beauvoir, de Boris Vian... Après un bref passage à l’université (propédeutique
lettres et histoire), elle a eu deux enfants, fait du théâtre
dans des troupes régionales, milité à l’extrême
gauche tout en étant institutrice puis directrice d’école
maternelle. Elle vit à Paris depuis plus de trente ans.
Elle
a commencé à écrire voici une quinzaine d’années
: ses premiers livres – La Belle Inutile (Le Rocher, 1991), Un
homme assis (Manya, 1993 ; Librio, 2000), Une simple chute (Actes Sud,
Babel noir, 1997), Que la nuit demeure (Actes Sud, Babel noir, 1999) – ont été publiés
dans des collections de romans noirs. En 2001, elle est passée à la
littérature générale avec Nina par hasard (Le Seuil)
en même temps que paraissait un texte biographique, Victor Dojlida,
une vie dans l’ombre (Noésis). Depuis 2003, elle publie
ses livres chez Sabine Wespieser éditeur : Boléro en janvier
2003, Un certain Felloni en mai 2004, La Petite Trotteuse en septembre
2005, Le Canapé rouge en septembre 2007 (finaliste du prix Goncourt
et traduit dans huit langues) et Sur le sable (mai 2009). |

|