Il ne suffit pas de lire, Aphorismes
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EAN13
9782252041802
ISBN
978-2-252-04180-2
Éditeur
Klincksieck
Date de publication
Collection
Hors collection Klincksieck
Nombre de pages
220
Dimensions
20 x 13 x 0 cm
Poids
112 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Il ne suffit pas de lire

Aphorismes

Traduit par

Klincksieck

Hors collection Klincksieck

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Il y a chez Karl Kraus une forme de jouissance à mettre en pièces tout ce que la société porte au pinacle. On s’en apercevra en dégustant ses aphorismes.
Censeur impitoyable, pourfendeur corrosif du genre humain de la trempe d’un Paul Léautaud, Karl Kraus avait horreur des journalistes, des hommes politiques, des intellectuels, des historiens et de l’art de son temps qu’il assimilait à un cosmétique. Pour lui, le libéralisme se confond avec l’hédonisme, les juges avec les bourreaux, la haute finance avec les maîtres de la boucherie, et la psychanalyse n’est rien d’autre qu’une vaste plaisanterie.
Dans un style dénué de concessions, les aphorismes de Kraus – condensé d’humour incisif et de fulgurances rageuses – mettent en pièces tout ce que la société porte au pinacle.
Ce petit recueil d’aphorismes donne un aperçu des opinions de l’écrivain et satiriste autrichien Karl Kraus issu d’une famille juive aisée, figure de la modernité viennoise au caractère entier, pourfendeur de la presse et de tous les abus de pouvoir, antibelliciste. [...] Kraus a des phrases impitoyables sur les femmes, la psychanalyse et les juifs de Vienne, sur ses contemporains en général.
Polémiste professionnel, professeur de lucidité, apôtre piquant du constat qui d’ordinaire se cache, révélateur des troubles, toutes qualités qui font à Karl Krauss comme l’identité d’un ange déchu. De fait, ce perspicace piquant, dont Alfred Eibel nous offre un bouquet d’aphorismes triés sur le volet, est aussi un brutal qui use de la puissance du malaise pour briser les limites ouatées de nos conforts.
Ce qui mettait Karl Kraus en joie, c’est l’art d’être vulgaire avec élégance. Il appartenait à la haute école de la misanthropie, tout comme Alfred Eibel qui a traduit ses aphorismes pour notre plus vif plaisir.
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