Les ateliers de Mondrian. Amsterdam, Laren, Paris, Londres, New York.
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EAN13
9782754108409
ISBN
978-2-7541-0840-9
Éditeur
Hazan
Date de publication
Collection
Beaux-Arts
Nombre de pages
504
Dimensions
27 x 21 x 2 cm
Poids
1326 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Les ateliers de Mondrian. Amsterdam, Laren, Paris, Londres, New York.

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Hazan

Beaux-Arts

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- Son espace de travail, ordonné dans ses moindres détails, Mondrian le conçoit comme le prolongement de sa peinture et l’annonce du monde harmonique auquel il aspire depuis ses débuts. L’abstraction, dont il est l’un des instigateurs avec Kandinsky et Malévitch avant la guerre de 1914, se veut aussi porteuse de sens et porteuse d’avenir.

À terme, proclame Mondrian, l’univers se réglera sur les principes du néo-plasticisme, couleurs pures, lignes droites et surfaces lisses. L’étude de ses ateliers, comme ce livre s’y emploie avec rigueur, constitue donc une approche originale, pertinente, de l’univers pictural du peintre et de son mode de vie, bien plus unis qu’on ne le croit habituellement. Aucune séparation, du reste, n’isole le lieu d’habitation du lieu de création. Une partie de sa discothèque ayant été conservée, nous savons qu’il aimait peindre et danser au son de ses disques de jazz, seule musique dont la vibration directe répondait au purisme de ses tableaux. Ces ateliers successifs font ainsi écho aux différents « moments » de l’art de Mondrian, depuis les tableaux naturalistes des années 1890 et les œuvres néo-impressionnistes expérimentales jusqu’aux peintures abstraites. L’analyse de ces lieux de travail, appuyée par des photos d’archives et des plans, nous introduit donc au cœur de sa création artistique. Mondrian était entré à l’Académie nationale des Beaux-arts d’Amsterdam en 1892. Peintre réaliste, il fait déjà de la nature l’accès privilégié aux révélations spirituelles. Lors d’une exposition à Amsterdam en 1912, il découvre le cubisme et s’installe à Paris. C’est au cours de ce séjour, entre 1912 et 1914, qu’il épure la leçon cubiste. Les croyances théosophiques de Mondrian lui font accorder à l’angle droit une signification universelle. Mondrian définit dès lors son système de représentation, le néoplasticisme, qu’il développera pendant plus de vingt ans. En 1938, il se réfugie à Londres avant de s’embarquer, en octobre 1940, pour New York où il découvre une ville debout, en correspondance avec ses idées. Son ultime chef-d’œuvre peut se lire comme un double hommage à la ville quadrillée et au boogie-woogie, véritable extension de son dernier atelier.
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